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Alerte et information de la population en cas de danger immédiat

Alors que la menace terroriste reste élevée sur le territoire français, Gérard COLLOMB, Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, a souhaité que les outils les plus efficaces et les plus répandus soient utilisés pour alerter la population d’une situation susceptible de constituer un danger immédiat.

Dès le 1er juin 2018 prochain, le ministère de l’Intérieur pourra compter sur des acteurs majeurs et particulièrement connectés pour prévenir la population si la situation l’exige. Les messages d’alerte et de prévention du ministère seront diffusés de façon prioritaire sur Twitter, Facebook et Google mais aussi certains canaux de communication de la RATP, Vinci Autoroutes, Radio-France et France Télévisions.

Concrètement, Twitter assurera aussi une visibilité toute particulière aux messages du ministère de l’Intérieur en cas de crise grave comme cela a été le cas le 13 novembre 2015 et le 14 juillet 2016. Un bandeau spécial pourra apparaître en haut du fil des Tweets de chaque utilisateur connecté pour l’informer de la situation. Parallèlement, le ministère de l’Intérieur invite l’ensemble des utilisateurs de Twitter à s’abonner et activer les notifications du compte @Beauvau_Alerte external link , qui sera lancé le 1er juin prochain et permettra à chacun d’être notifié sur son téléphone en cas d’évènement grave.

Facebook offrira la possibilité au ministère de l’Intérieur de communiquer via un dispositif de communication lié à son outil « Safety Check ». Cette fonctionnalité, créée en 2014, se déclenche lorsqu’un évènement met en danger la population et permet aux utilisateurs de Facebook d’indiquer à leurs proches qu’ils se trouvent en sécurité. Les messages du ministère de l’Intérieur trouveront donc une visibilité rapide et forte sur la page du « Safety Check ». C’est la première fois en Europe que Facebook permet aux pouvoirs publics d’utiliser cet outil pour communiquer. Ce réseau social compte 35 millions d’utilisateurs actifs en France.

De son côté, Google relaiera sur le moteur de recherche, au travers de son outil “Posts on Google”, les messages du ministère de l’Intérieur pour les utilisateurs effectuant des recherches dans la zone impactée ou lorsque les mots clés tapés par un utilisateur seront en rapport avec l’événement en cours. (Attentat, Ouragan, fusillade, Lieu…).

Enfin, les sociétés RATP, Vinci autoroutes, France Télévisions et Radio France relaieront aussi via leurs applications, réseaux sociaux ou panneaux d’information les messages du ministère si la situation le nécessite.

Ces nouveaux dispositifs s’ajoutent à ceux déjà existant : les prises de parole des autorités ainsi que les messages d’alerte et de prévention sur les comptes Twitter et les pages Facebook de la place Beauvau, des préfectures et des différentes directions du ministère.

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En savoir plus : https://www.interieur.gouv.fr/Actualites/Communiques/Alerte-et-information-de-la-population-en-cas-de-danger-immediat

https://twitter.com/beauvau_alerte

Autre Alerte et information de la population en cas de danger immédiat

 

 

Les 4.300 sirènes du réseau national d’alerte (RNA ou ORSEC) de France métropolitaine ont pour but d’alerter la population en cas de danger immédiat. Le ministère de l’Intérieur précise sur son site internet que «ce réseau, hérité de la seconde guerre mondiale, conçu au départ pour alerter les populations d’une menace aérienne (bombardement classique ou nucléaire), peut être utilisé pour faire face à la montée des risques technologiques ou naturels sans pour autant méconnaître les menaces militaires ou terroristes». L’alerte peut être complétée par d’autres dispositifs comme les sirènes ou haut-parleurs montées sur des véhicules, utiles dans les zones isolées, ajoute le site du ministère.

Le décret du 12 octobre 2005 stipule que le signal national d’alerte est «déclenché sur décision du premier ministre, des préfets de département et à Paris du préfet de police ou des maires qui informent sans délai le préfet du département». Les sirènes émettent alors un signal modulé, montant et descendant, composé de trois séquences d’une minute 41 secondes, séparées par un silence de cinq secondes. Un signal qui ne peut donc pas être confondu avec celui d’essai d’une minute seulement, diffusé à midi le premier mercredi de chaque mois.

Les consignes à respecter, les comportements à éviter

En cas d’alerte, il est recommandé par l’Intérieur de «rejoindre sans délai un local clos, de préférence sans fenêtre, en bouchant si possible soigneusement les ouvertures (fentes, portes, aérations, cheminées…), d’arrêter climatisation, chauffage et ventilation, et de se mettre à l’écoute de la radio: France Inter, France Info ou des radios locales». En revanche, il ne faut pas «rester dans un véhicule», «aller chercher ses enfants à l’école», «téléphoner» (les réseaux doivent rester disponibles pour les secours), «rester près des vitres», «allumer une quelconque flamme», «ou quitter l’abri sans consigne des autorités». Les enfants scolarisés sont pris en charge par l’école.

Aujourd’hui, ce système d’alerte est obsolète, et ne répond plus aux exigences des bassins de population actuels, Un programme de modernisation a donc été lancé ces dernières années pour le réseau national d’alerte. A l’avenir, les sirènes seront notamment secondées par des messages télé et radio, mais aussi des SMS et des courriels directement chez les particuliers. Le ministre de l’Intérieur pourra, de son côté, ordonner une alerte nationale via le Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises (Cogic) et les sirènes pourront être déclenchées par satellite. Un système qui devrait être pleinement opérationnel dans les années à venir.

 


L’alerte des populations consiste en la diffusion, par les autorités et en phase d’urgence, d’un signal destiné à avertir des individus d’un danger, imminent ou en train de produire ses effets, susceptible de porter atteinte à leur intégrité physique et nécessitant d’adopter un comportement réflexe de sauvegarde.

Ainsi, l’alerte a pour unique objet d’appeler les populations à adopter un comportement réflexe de sauvegarde, c’est-à-dire une mise
en sécurité simple et immédiate : évacuer ou se réfugier dans un bâtiment.

L’alerte des populations cumule les caractéristiques fondamentales
suivantes :

1. Elle est réservée aux événements graves puis qu’une atteinte aux personnes est pressentie. L’atteinte aux biens, aux infrastructures et à l’environnement n’entre par conséquent pas dans le champ de l’alerte, sauf si ces derniers entraînent eux-mêmes dans un second temps (phénomène de sur accident, effet domino) un péril sur les populations.

Un enjeu majeur de l’alerte est d’être associée à une situation grave. C’est l’une des conditions de son efficacité. Il importe en effet qu’elle soit déclenchée à bon escient pour être reconnue des populations et susciter les comportements attendus, y compris en l’absence de signes annonciateurs de l’événement.

2. Elle est déclenchée pour un événement imminent ou en cours de réalisation, pour préserver son caractère mobilisateur sur les
populations. Pour conserver son caractère mobilisateur, l’alerte est réservée aux situations graves dont la survenue est estimée inéluctable. Elle est destinée à interpeller directement chaque individu au moment où, compte tenu de l’intensification de la crise, les messages appelant à un comportement vigilant doivent laisser la place aux actions réflexes de mise en sécurité, et ce sans délais, pour se prémunir de toute atteinte à l’intégrité physique. C’est cette “bascule” qui va marquer la différence avec la vigilance ante crise.

3. Elle est véhiculée par un signal c’est à dire un son, un visuel (geste, point lumineux, symbole) caractéristiques, interpellant les populations sur la survenue d’un événement. Elle est donc avant tout un appel qui distrait les populations de leurs occupations
quotidiennes.

 

 

Quels sont les moyens d’alerte et d’information des populations ?

Les situations d’urgence nécessitent l’utilisation de moyens d’alerte et d’information (MAI) des populations. Ils attirent l’attention du public et prescrivent des comportements réflexes via un signal et/ou un message. 
Le maire, ou le préfet, a obligation de mettre en œuvre des mesures d’alerte et d’information. Cependant, il peut choisir entre les différents MAI à sa disposition.

Les sirènes appartiennent aux communes ou à l’État. Beaucoup de sirènes datent de la fin des années 1940 et de la mise en place du réseau national d’alerte (RNA, ministère de l’Intérieur et armée de l’air). Elles avaient pour but d’alerter la population en cas de menace d’attaque aérienne. Désormais elles sont utilisées pour tout type de risque majeur. Il existe aussi des sirènes appartenant à des acteurs privés prévenant d’un danger industriel (lié à une usine ou à un barrage).

 

L’ensemble mobile d’alerte est un moyen d’alerte mais aussi d’information. C’est un véhicule équipé d’un mégaphone qui permet de diffuser un signal d’alerte ainsi que des consignes. Il peut être très utile au cas par cas, pour des actions locales. Il peut être complété par du porte-à-porte dans un périmètre restreint.

Les automates d’appel sont des logiciels qui diffusent, à partir d’une liste d’abonnés, un message d’information (message vocal ou écrit : SMS, courrier électronique). Pour être efficace, il faut que les destinataires se soient inscrits sur la liste de diffusion et que l’annuaire soit actualisé.

Le boîtier d’alerte est un outil « dormant » (en veille), installé directement dans les habitations, qui diffuse un signal d’alerte, ainsi que des messages. Selon le modèle, les habitants peuvent même préciser combien de personnes se situent dans le bâtiment pour faciliter l’organisation des secours. Le principal frein à son développement est son coût ; un déploiement à grande échelle n’est envisageable que s’il est subventionné.

Les panneaux à messages variables (PMV) permettent de prévenir les personnes sur les routes de l’existence d’un danger. Certains sont aussi présents dans les communes ; ils permettent de relayer l’information.

Les médias sont de bons moyens d’information des populations car ils sont présents partout. La loi les oblige à diffuser les messages d’alerte et les consignes de sécurité [3]. En cas de crise, l’État a réalisé des conventions avec France Télévisions et Radio France pour assurer la diffusion de l’alerte et des consignes.

La téléphonie mobile est désormais largement répandue dans la population. L’alerte mais aussi l’information pourraient se faire par plusieurs moyens : utilisation d’application pour smartphones et tablettes, envoi de messages SMS ou l’utilisation du cell broadcast (autre format de message, transmis à tous les téléphones présents dans l’aire d’action d’une antenne relais, sans enregistrement préalable, cependant ce format n’est pas encore disponible en France). Le risque de saturation des réseaux, le paramétrage des téléphones et l’absence de garantie de lecture du message sont des contraintes fortes de cette solution.

Internet permet d’envoyer des courriels à un groupe de personnes ciblées (sans garantie de lecture) ou d’accéder à des informations. Il faut néanmoins s’assurer de la fiabilité des données et consulter les sites Web institutionnels qui relaient les consignes d’urgence.

 

D’autres vecteurs permettent de relayer des consignes de comportement plus explicites, parmi lesquels, le SMS(envoie automatique a tout les mobiles  sur la zone géographique en alerte) , l’automate d’appel, les ensembles mobiles d’alerte, etc.