Ce construire un abris en cas d’attaque Nucléaire

Abri anti-retombées

Les retombées sont constituées d’une poussière fine, à l’aspect de cendre, mais aussi souvent invisible car pouvant être microscopique, qui se dépose à la surface et sur les toitures. Hautement radioactives, ces retombées sont mortelles même à travers un mur. Au bout de quelques jours à quelques semaines, la décroissance radioactive les rend (relativement) inoffensives. En l’absence de compteur Geiger pour mesurer cette décroissance, la sortie définitive de l’abri se fait à la demande des autorités. En l’absence d’information, il est préférable de rester au moins 200 heures dans l’abri.

Abri à l’extérieur d’une habitation

Un abri improvisé peut être constitué en une simple tranchée. Une toile peut être utilisée comme toit. Il faut alors régulièrement remuer la toile pour faire en sorte que la poussière radioactive qui s’y est déposée tombe vers l’extérieur. Si des murs sont érigés l’épaisseur minimum des parois à prévoir est selon les matériaux utilisés : acier 15 cm, roc 60 cm, béton 60 cm, terre 90 cm, glace 1,5 m, neige 6 m4.

Abri à l’intérieur d’une habitation

L’abri est installé à l’intérieur d’une habitation, à distance des murs extérieurs, idéalement dans une cave. Improvisé, il peut s’agir d’un espace installé sous une table ou une porte qui repose sur des tréteaux recouvert et entouré par une épaisseur suffisante de matériaux absorbant les rayonnements: béton 10 cm, briques 13 à 15 cm, sable bien tassé dans des sacs 15 cm, terre 18 cm, eau (dans des bidons par exemple) 25 cm, livres ou revues 36 cm ou du bois 46 cm.
Les deux premiers jours, il faudrait rester sous l’abri. Il serait ensuite possible de se déplacer à l’intérieur de l’habitation, pour des temps limités. Au bout de cinq jours, il serait possible de sortir du bâtiment (pour des temps limités), par exemple pour évacuer les poubelles et les déchets.